Avec plus de 1000 km de rivières et ruisseaux sur son territoire, la CCBM est un pays d'eau dont les vallées structurent le paysage et marquent certaines frontières administratives.
En effet, les bassins de l'Airon à l'ouest, de la Colmont d'ouest en est, de l'Ernée au sud, et de la Varenne à l'est soulignent la situation et les limites de notre territoire, aux confins de la Bretagne et de la Normandie.
Avec un tel patrimoine hydrologique, principale source d'eau potable pour la population mais aussi « source » de loisirs, de biodiversité, et définissant notre cadre de vie, la CCBM se doit d'avoir une politique volontariste et cohérente de gestion de ces cours d'eau : elle a donc pris la compétence cours d'eau en 2007.
L'objectif est d'atteindre le bon état écologique.
La directive 2000/60/CEE, dite Directive Cadre sur l'Eau (DCE), transposée en droit français par la loi n°2004-338 du 21 avril 2004, engage chaque État-membre européen à parvenir à l'échéance de 2015 à un " bon état écologique des eaux ".
Pour les eaux superficielles, le "bon état" consiste en :
- Le "bon état chimique" de l'eau, lorsque sont respectées un certain nombre de normes de qualité environnementale,
- Le "bon (ou le très bon) état écologique", apprécié selon des critères biologiques notamment.
Sur les bassins Loire-Bretagne et Seine-Normandie, la mise en œuvre de la DCE s'appuie sur les Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux et ses objectifs qui visent en particulier à " Permettre aux cours d'eau de retrouver leur régime naturel " et " Rouvrir les rivières aux poissons migrateurs ".
Le Contrat Restauration Entretien est un programme pluriannuel (5 ans) de travaux de restauration et d'entretien des fonctionnalités des cours d'eau, animé et coordonné par un Technicien Rivière. Cet outil, proposé par les Agences de l'Eau est particulièrement bien adapté pour la gestion de ces milieux sensibles.
Il précise, en particulier :
- les enjeux et priorités d'action,
- la nature des travaux et l'évaluation des actions réalisées,
- les calendriers de réalisation et les coûts prévisionnels,
- le plan de financement prévu et les engagements des signataires.
Dans notre contexte local, les compartiments d'intervention prioritaires sont les suivants :
- Les berges et la végétation (clôture, abreuvement du bétail, gestion de la végétation...),
- La continuité écologique (libre circulation de la faune aquatique et des sédiments),
- Le lit mineur (diversification des écoulements, bonne dynamique et des habitats conformes pour la faune piscicole notamment),
- Les plantes envahissantes (gestion des foyers identifiés, élimination).

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